Le passage du cyclone Gezani à Madagascar, plus précisément à l’Est de la Grande Île, le 10 février 2026, a causé d’importants dégâts. Le port de Toamasina a été durement touché, entraînant des dégâts matériels et des dommages aux infrastructures. Selon les autorités locales, plus de 270 000 personnes ont été touchées, 16 000 déplacées et au moins 40 décès ont été enregistrés.
![]() |
| Image prise sur internet |
Mobilisation interne
Face à cette situation, plusieurs acteurs — influenceurs, artistes, ONG,
particuliers, etc. — se sont mobilisés pour venir en aide aux sinistrés. Selon
le bilan provisoire du Bureau National de Gestion des Risques et des
Catastrophes (BNGRC), plus de 40 000 cases ont été endommagées dans tout le
pays, dont plus de 48 000 dans la région Atsinanana. Le BNGRC rapporte
également plus de 500 salles de classe décoiffées, dont 477 recensées à
Toamasina.
![]() |
| Image prise sur internet |
Plusieurs initiatives ont été mises en place afin de restaurer la ville.
Des cagnottes ont été lancées et des appels aux dons sont organisés partout
dans la Grande Île. L’influenceuse Vanessa Manonga a notamment réussi à réunir
une cagnotte de plus de 9 000 euros pour les sinistrés de l’Est de Madagascar.
D’autres influenceurs et artistes se sont également mobilisés sur le
terrain pour distribuer des dons, notamment Aaron en Parle ainsi que le couple Shyn
et Denise, originaires de Toamasina. Les appels aux dons, qu’ils soient en
nature ou financiers, sont toujours en cours.
Par ailleurs, le gouvernement français a envoyé 42 pompiers dans le cadre
du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne afin de participer aux
opérations d’assainissement et à la distribution d’eau potable à Toamasina, en
coordination avec le BNGRC.
Des bénévoles de la GenZ Ankatso se sont également rendus sur le terrain
afin de contribuer à la distribution des dons et à la réhabilitation de la
ville de Toamasina.
Capacité d’intervention faible pour le Programme alimentaire mondial (PAM)
En raison de la baisse des financements et de l’absence de stocks
alimentaires, la capacité d’intervention du PAM est fortement limitée, malgré
les appels à l’aide internationale du gouvernement malgache. L’agence a déclaré,
le lundi 16 février, qu’en dehors des mesures anticipatives et des
interventions rapides déjà prévues, aucun financement supplémentaire n’est
disponible pour faire face au cyclone.
Le PAM aurait ainsi besoin d’un financement à hauteur de 50 000 dollars
pour prépositionner une vingtaine de tonnes de biscuits enrichis en prévision
d’un éventuel nouveau cyclone.
La ville de Toamasina serait touchée à 85 %. Il faudra davantage de temps, de
ressources financières et de bénévoles pour restaurer entièrement la ville. Les
tôles figurent parmi les matériaux les plus demandés.
De plus, la saison des vacances approche à grands pas et la ville doit
retrouver un certain niveau de rétablissement avant d’accueillir les
vacanciers. Pour l’heure, en ces temps difficiles, il est plus que jamais
nécessaire de faire preuve de solidarité et d’incarner le « Fihavanana »,
valeur fondamentale de la culture malgache.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire