Cette année, le Nouvel An malagasy a été célébré le 19 mars 2026. À travers la Grande Île, chaque région et chaque ethnie possède ses propres rites ainsi que son propre calendrier pour marquer cet événement.
Dans la
capitale, diverses manifestations et activités culturelles ont été organisées
pour célébrer cette journée symbolique. Découvrons, à travers cet article, les
moments clés de cette tradition unique.
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| Image prise par Nah's blog |
Afo tsy maty : le feu sacré qui unit les foyers
L’« Afo tsy
maty » constitue un élément essentiel de la célébration du Nouvel An malagasy.
Il est préparé la veille de l’événement.
Selon la
tradition, les participants font la queue dans des lieux précis indiqués par
les organisateurs afin de récupérer ce feu sacré. Il s’agit d’une flamme
conservée dans un récipient pour éviter qu’elle ne s’éteigne.
Une fois
ramené à la maison, l’« Afo tsy maty » est placé à l’intérieur du foyer comme
symbole de Zanahary. Ce feu doit rester allumé toute la soirée, et peut
être conservé jusqu’à deux semaines selon les pratiques.
Hanim-pitoloha : les mets traditionnels du Nouvel An
Célébrer rime
naturellement avec partage et gastronomie. Le « hanim-pitoloha », repas
traditionnel du Nouvel An, se compose généralement de :
- Du riz accompagné de lait et de
miel (« vary tondrahan-dronono sy tantely »)
- De viande d’animaux à quatre
pattes, comme le zébu ou le mouton
- De viande d’animaux à deux
pattes, comme le poulet ou la dinde
- De brèdes et de fruits
- Et du « tokely »
Il est
important de noter que certaines viandes sont interdites lors de cette
célébration, notamment le porc, le canard et l’oie.
Le Fandroana : un rituel de purification
Le «
Fandroana », ou bain sacré, marque le début des rituels. Il se déroule la
veille du Nouvel An malagasy.
Chaque
participant doit se purifier avant de recevoir l’« Afo tsy maty » et de
poursuivre les célébrations. Ce geste symbolise un renouveau, à la fois
spirituel et personnel.
Des festivités culturelles à travers la Grande Île
Comme chaque
année, les « Mpandala ny fomba malagasy » organisent de nombreuses
manifestations à travers Madagascar, notamment dans la capitale.
En 2026, la
grande célébration s’est tenue à Mahamasina, rassemblant de nombreux
pratiquants. L’« Afo tsy maty » y est allumé avant d’être distribué dans
différentes localités.
Le réveillon
a également été marqué par la participation du groupe Mahaleo, apportant
une dimension artistique et émotionnelle à l’événement.
Le tso-drano : bénédictions et transmission
Le Nouvel An
se poursuit avec le « tso-drano » ou « tatao », une tradition qui consiste à
demander la bénédiction des aînés. Ce moment fort symbolise le respect, la
transmission et l’unité familiale.
Dans la
capitale, écoles et entreprises encouragent également le port de vêtements
traditionnels pour marquer cette célébration.
Une tradition
vivante, qui continue de traverser les générations et de marquer profondément
l’identité culturelle malagasy.



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